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Prise en charge - L’hôpital de district d’Akonolinga en fait un défi
Actualités  |  09.29.2018 10:35 am  |  10  |  A+ | a-
Depuis sa création cette formation sanitaire s’est donné pour gageure d’assurer avec véhémence au grand public, une prise en charge maximale à travers ses services.

Une  descente sur le terrain à l’effet de juger  de la véracité de la réputation de celle qu’on qualifie de » »vieille dame »  a permis à votre journal non seulement d’en confirmer mais surtout de découvrir une autre facette de cette formation  sanitaire. Son allure aux aspects vétustes n’augure guère le sérieux qu’on y trouve.

Un hôpital de district avec une capacité de 105 lits, un personnel jeune et dynamique, peut-être pas pour le moins pléthorique mais qualifié. Un plateau technique peut être pas à la pointe de la technologie, mais suffisamment bien entretenu pour offrir un service adéquat. L’entretient que nous avons mené avec le Directeur nous a aidé à comprendre que le leitmotiv de cette formation sanitaire est d’assurer la meilleure prise en charge qui soit au patients et surtout à faible coût. Pour ce faire, sous l’Eglise de son Directeur, l’hôpital a entrepris de mettre sur pieds des tragédies de gestion pour que le patient, quelques soit son rang social puisse ressortir avec la meilleur satisfaction qui soit.

Des problèmes, comme dans chaque formation sanitaire d’ailleurs, il y en a mais pour y faire face, le Directeur enjoint le personnel de travailler dans la logique de consolidation. Des mesures sont donc prises pour que les patients, en plus de la satisfaction clinique, ne dépense au-delà de ce qui est prescrit et dans les règles. La particularité de cette hôpital de district est de est la présence d’un pavillon de pris en charge des patients atteints de l’ulcère de burili et d’un service de kinésithérapie.
Il n’est donc pas nécessaire d’être afro optimiste pour comprendre que le grand public ne tarit pas déloge à l’endroit de cette formation sanitaire, c’est parce que les résultats sont probants.

« …Nous sommes passé de 40% en 2015 à 57% en 2016 du taux de fréquentation… »

Docteur ESSOMBA ENOBO Antoine Roland, Directeur de l’hôpital de d’Akonolinga.
Entretien mené par Eddy-Yan Noah

M. le Directeur pouvez-vous nous faire une présentation globale de la formation sanitaire dont vous avez la charge ?
Merci  beaucoup de l’opportunité que vous  m’offrez  de parler de l’hôpital de district d’Akonolinga. Cette formation dont je préside aux destinées depuis Avril 2014, est un hôpital d’environ 105 lits avec un personnel, toutes catégories confondues estimé à environ 60 personnes. Le plateau technique, en plus des consultations et des hospitalisations habituelle, comprend un service de radiologie, équipé d’une radio, d’un échographe, et un ECG. Il comprend également un service particulier qui ne se retrouve pas dans la plupart des hôpitaux de districts, à savoir un pavillon de prise en charge de plaies chroniques en particulier l’ulcère de buruli qui sévi dans la zone du Nyong et Mfoumou et Nyong et So’o d’une manière générale. En plus  de cette  particularité de notre formation sanitaire, les autres services sont des services habituels que l’on trouve généralement dans les autres hôpitaux à l’instar du  laboratoire, le service mère et enfants qui comprend les services de maternité et de pédiatrie, le service des hospitalisations  comme on l’a dit tout à l’heure, le service de gynécologie avec un bloc opératoire que je peux qualifier de moderne parce que confectionner et équipé par l’ONG Médecins sans frontières du moment où cette ONG redisait à l’hôpital de district d’Akonolinga. Nous avons également une unité de prise en charge du VIH/sida qui abrite 1.000 patients  sous traitement ARV. Nous avons un service de kinésithérapie et un service post-mortem qui est fonctionnel. Comme ressources humaines l’hôpital est doté de trois médecins : un médecin de santé publique dont le directeur  et deux médecins généralistes, 8 infirmiers diplômés d’Etat et le reste constitué d’aides-soignants et de techniciens de laboratoire. L’hôpital de district d’Akonolinga dispose également d’une ambulance 4 x 4 pour des évacuations urgentes.

M. le directeur avec tout cet équipement, quel est le taux de fréquentation  de cet hôpital ?
Je dois  dire sans être trop précis par rapport aux chiffres que, le taux de fréquentation est également élève depuis bientôt 3 ans. L’objectif que nous avons  fixé dans notre plan de travail annuel en 2015 était d’atteindre au moins 40% du taux de fréquentation et ces 402%, nous avons atteint 52% ce qui n’était pas déjà très mauvais. En 2015, nous sommes passés à 57% de la masse de ce que nous attendions recevoir ce qui prouve également une augmentation  du taux de fréquentation. Pour dire de façon concrète que nous  passons de 50 à 350 consultations par mois. Ce qui émane du fait que  les patients de manière générale trouve la plupart des services nécessaires à leur prise en charge et donc, plus besoin de se déplacer. Et aussi du fait qu’il y a eu une  amélioration considérable dans l’approvisionnement en médicaments  essentiels donc notre pharmacie qui  faisait une recette de 350 mille par mois, atteint aujourd’hui le cap de 1.5 millions de FCFA de recettes mensuelles par mois. Ce qui fait qu’il y ait une grande consommation de ces médicaments essentiels qui sont moins chers.

Face à ce flux de patients que vous recevez, quels sont les problèmes y afférents ?
Ils sont d’ordre médicaux tels que le paludisme, le VIH/sida, ou nous dépassé le  taux de prévalence nationale de trois fois, l’ulcère de buruli etc. pour ce qui est de problèmes structurels, nous avons un criard manque de personnel car l’afflux de patient impose de renflouer les effectifs.

Votre description du travail  effectué démontre à suffisance l’ampleur de la gageure, alors quelles sont les mesures qui ont été prises pour que l’hôpital de district d’Akonolinga puisse poursuivre ses missions régaliennes ?
Les mesures locales sont telles que chaque fin de mois le personnel fait une évaluation des différentes activités  et problèmes que nous avons rencontrés au cours du mois. Ainsi  donc, à chaque problème nous essayons d’apporter une solution pratique  et efficiente. Nous  avons également institué une réunion tous  mardis à partir de 14 heures, que nous avons baptisés réunion de la production et de la qualité de service. Qui a pour but d’évaluer les services que nous proposons afin qu’ils soient de qualité. Dans le volet de reproduction, nous repassons en revue tous les accouchements que, nous avons eus la semaine précédente pour trouver des bémols à corriger.de manière générale, notre but est d’offrir des soins de qualité aux patients et dans un cadre convivial. C’est la raison pour laquelle nous nous assurons que l’accueil aux patients se fait sous toutes ses formes soit effectif. Au niveau du coût par exemple  nous avons pris la peine d’afficher les prix de certains services tel que l’accouchement et surtout des précisions sur le paiement qui se fait uniquement à la caisse.

Quelle note pouvez- vous donner à cette formation sanitaire depuis votre arrivée ?
Sans donner un chiffre exacte, je  peux dire que je suis très satisfait du niveau de service  que l’hôpital offre au grand public en ce moment, car bien que la qualité de services ne soit encore parfaite, on en est pas loin. En plus de cela, je peux me permettre de dire également que la note est favorable parce que pour prendre juste le cas de la maternité, si vous assister à un accouchement je ne suis pas sûre que nous envions les formations hospitalières des métropoles, car toutes les conditions techniques et les intelligences  sont mises en œuvre pour que les services soient de qualité. Pour finir j’aimerai faire un plaidoyer déjà sur les ressources humaines,  parce que pour un hôpital d’une capacité de 105 lits, trois personnes pour assurer la garde, c’est insuffisant.
 
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